Tout ce qu’il faut savoir sur les quatre principales infections sexuellement transmissibles (IST) curables

Tout ce qu’il faut savoir sur les quatre principales infections sexuellement transmissibles (IST) curables

La chlamydiose, la gonorrhée, la trichomonase et la syphilis sont 4 conséquences possibles des rapports sexuels que nous aimerions pouvoir éviter. Mais cela n'est pas si simple...

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’en guérir.

La chlamydiose, la gonorrhée, la trichomonase et la syphilis sont quatre conséquences possibles des rapports sexuels que nous aimerions tous pouvoir éviter. Or, d’après de nouvelles estimations mondiales, plus d’un million de nouveaux cas de ces IST sont enregistrés chaque jour. Fait inquiétant, même si nous n’avons jamais possédé autant d’informations sur les moyens de prévenir ces quatre maladies, les taux d’infection restent très élevés partout dans le monde.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’en guérir.

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La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’en guérir.

La chlamydiose, la gonorrhée, la trichomonase et la syphilis sont quatre conséquences possibles des rapports sexuels que nous aimerions tous pouvoir éviter. Or, d’après de nouvelles estimations mondiales, plus d’un million de nouveaux cas de ces IST sont enregistrés chaque jour. Fait inquiétant, même si nous n’avons jamais possédé autant d’informations sur les moyens de prévenir ces quatre maladies, les taux d’infection restent très élevés partout dans le monde.

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’en guérir.

Mieux connaître les quatre IST curables

Mieux connaître les quatre IST curables

Combattre la chlamydiose

La chlamydiose est l’une des IST les plus fréquentes chez la femme, en particulier chez la jeune femme. En 2016, il y avait 126 millions de cas de chlamydiose parmi les hommes et les femmes âgés de 15 à 49 ans.

La miction douloureuse est l’un des symptômes, mais la maladie est le plus souvent asymptomatique. La chlamydiose peut toucher l’appareil génital, l’appareil urinaire et les yeux. Non traitée, elle peut entraîner la cécité, la stérilité, une maladie inflammatoire pelvienne et une grossesse ectopique. Elle représente aussi un risque élevé pour la santé des nourrissons nés de mères infectées. La chlamydiose peut être soignée à l’aide d’antibiotiques, mais attention, les infections répétées sont fréquentes.

Attention à la trichomonase

La trichomonase est la plus fréquente des IST curables. L’organisme Trichomonas vaginalis est un parasite qui vit dans l’appareil génital inférieur et se transmet généralement lors d’un rapport sexuel. Il est problématique car il peut infester des zones non couvertes par le préservatif, lequel ne protège donc pas totalement contre l’infection. Des individus des deux sexes peuvent contracter la trichomonase. Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais beaucoup de sujets infectés ne savent pas qu’ils le sont et risquent donc de transmettre l’infection. Le diagnostic est posé à l’issue d’un test en laboratoire réalisé par un agent de santé. Prudence est mère de sûreté: la trichomonase peut majorer le risque de contracter ou de transmettre d’autres IST telles que le VIH et les femmes enceintes qui en sont atteintes risquent d’avoir des enfants prématurés et de faible poids de naissance. Chez les hommes et les femmes âgés de 15 à 49 ans, 156 millions de nouveaux cas ont été enregistrés en 2016.

La syphilis, une affection grave

Transmise lors d’un rapport vaginal, anal ou oral, la syphilis se manifeste par l’apparition d’ulcérations, appelées chancres, sur les organes génitaux. Non traitée, la syphilis peut entraîner des problèmes graves et permanents (lésions cérébrales, cécité ou paralysie). De nombreuses personnes atteintes de syphilis ne présentent pas de symptômes et ne savent pas qu’elles sont infectées.  La syphilis évolue en trois stades. Le stade primaire se caractérise par l’ulcération, le stade secondaire par des éruptions cutanées et un gonflement des ganglions lymphatiques. Au stade tertiaire, le cerveau, le cœur ou d’autres organes peuvent être touchés. D’après les estimations, il y aurait eu 6,3 millions de cas de syphilis depuis 2016.

La maladie se propage par contact avec l’ulcération, principalement lors d’un rapport vaginal, oral ou anal. La mère peut transmettre la syphilis à son enfant pendant la grossesse ou l’accouchement. En 2016, sur 988 000 femmes enceintes infectées par la syphilis, 200 000 auraient donné naissance à un enfant mort-né. Cette maladie est la deuxième cause de mortinaissance dans le monde et peut entraîner d’autres issues indésirables de l’accouchement comme le décès néonatal, les malformations congénitales, la prématurité et le faible poids de naissance. Prenez la syphilis au sérieux: faites-vous dépister et traiter rapidement si vous êtes une personne à risque ou présentez des symptômes. Un simple traitement à la pénicilline permet d’en guérir.

La gonorrhée, «superbactérie du sexe»

On ne pourra peut-être bientôt plus traiter la gonorrhée. Cette maladie, causée par une bactérie, est traitée à l’aide de deux médicaments, mais la résistance à l’un d’entre eux se développe déjà. Il est possible que, rapidement, plus aucune option thérapeutique ne soit disponible contre les infections par la gonorrhée multirésistante. Les personnes ayant reçu un diagnostic de gonorrhée risquent de graves complications. Non traitée, la maladie peut causer une inflammation de l’utérus et la stérilité. La femme enceinte peut aussi transmettre l’infection à son enfant. L’infection chez la femme enceinte peut entraîner un travail et un accouchement prématurés ainsi qu’une cécité permanente du nouveau-né. En 2016, 87 millions de nouveaux cas de gonorrhée ont été recensés chez les hommes et les femmes âgés de 15 à 49 ans.

Comment se protéger ?

Comment se protéger ?

Les IST se transmettent généralement lors d’un rapport sexuel (digital, vaginal, oral ou anal).

Certaines sont transmissibles par le sang ou les produits sanguins et certaines (notamment la chlamydiose, la gonorrhée, la syphilis, le VIH, l’herpès, le VPH et le VHB) peuvent aussi passer de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement.

Alors, comment se protéger?

  1. avoir des rapports sexuels sûrs;
  2. utiliser le préservatif, et l’utiliser correctement;
  3. recourir à des services fiables d’éducation à la santé sexuelle;
  4. se faire dépister et traiter rapidement si vous êtes une personne à risque (souvenez-vous que la plupart des IST sont asymptomatiques); limiter les rapports avec des partenaires occasionnels et utiliser le préservatif avec les nouveaux partenaires;
  5. faire un dépistage des IST entre chaque partenaire et après des rapports non protégés si vous craignez d’avoir été infecté ou réinfecté;
  6. parler à votre partenaire des risques potentiels de contracter des IST;
  7. décider en connaissance de cause des risques que vous êtes disposés à prendre dans votre vie sexuelle;
  8. si vous êtes enceinte et exposée au risque d’IST, vous faire dépister et traiter avant la naissance de votre enfant;
  9. la réinfection est courante, même après un traitement efficace. Veillez à ce que vos partenaires soient traités afin d’empêcher la réinfection.

Savoir, c’est pouvoir

Correctement utilisés, les préservatifs sont l’une des méthodes les plus efficaces pour se protéger des IST, y compris du VIH. Les préservatifs féminins sont eux aussi efficaces et sûrs. Nous n’avons souvent pas conscience que nos partenaires ont peut-être une IST. Toute personne sexuellement active peut contracter une IST, mais le risque est majoré pour celles qui changent souvent de partenaire ou n’utilisent pas de préservatif. Le fait d’avoir été traité avec succès contre une IST ne vous immunise pas contre l’infection.

Tout le monde peut contracter une IST. Nous devons tous les connaître et savoir comment les prévenir et comment agir en cas d’infection. Les jeunes adolescents doivent impérativement bénéficier de services d’éducation sexuelle complets comprenant des informations scientifiquement exactes sur le développement humain, l’anatomie et la santé reproductive, et des informations sur la contraception, l’accouchement et les IST, y compris le VIH. Il est important de communiquer des informations adaptées aux enfants dès le plus jeune âge, avant le début de leur vie sexuelle. L’accès aux services de conseil sur les IST et le VIH est lui aussi indispensable. De plus en plus souvent, les pays conduisent des interventions sur les IST ciblant les travailleurs du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et les consommateurs de drogues par injection, mais l’accès aux tests de diagnostic de qualité reste limité dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire. 

Source : Organisation Mondiale de la Santé

Sandrine STAUNER-FACQUES